Couleurs bonheur
Six membres de l’atelier de Mains d’Or expose leurs tableaux à la bibliothèque Son-Tay jusqu’au 5 juillet.
« Quand je peins, je pense
plus à rien ». Voilà pourquoi Héléne,
l’une des 6 membres de la section art plastique de l’atelier des
Mains d’Or se rend toutes les semaines au centre social de Bordeaux
Sud pour s’exercer. Et pour ses partenaires créatif c’est la
même chose « ça fait du bien, ça
détend » ajoute Damien. Cet atelier mis en place il
y a deux ans grâce à la MDSI du quartier Saint-Jean
(Maison Départementale de la Solidarité et de
l’Insertion) propose à des personnes en difficulté
sociale de découvrir les arts plastiques. Joëlle Glandy,
passionnée de peinture, est l’animatrice de ce lieu de
réinsertion. « L’atelier permet aux personnes de
s’intéresser à une activité et de se
rencontrer » explique-t-elle puis ajoute « Il
s’agit plus de se faire du bien que de savoir dessiner ».
Une fresque
Une vingtaine de tableaux sont accroché sur les murs de la bibliothèque. Pas de thème commun, seulement une « Rêverie en couleur », le titre de l’exposition, de chacun des membres de l’atelier. Des liens se sont crées entre eux. Ils ont donc réalisé un tableau ensemble. Cette envie s’est matérialisé sous la forme d’une fresque sur le thème de la mer où se mèle collages et peintures. « C’est presque une relation de famille parce que c’est une relation artistique » affirme Lydia devant l’un de ses tableaux peints à l’acrylique. Et elle continue « J’aime toujours le travail des autres ». Ce travail en commun, se poursuit d’ailleurs avec la réalisation d’une nouvelle fresque, cette fois-ci sur le thème de l’Afrique.
Opportunité
Jacky était au chômage et
ne pouvait pas se payer des cours de peintures. Elle vient de
s’acheter du matériel pour peindre chez elle. Cette habitante
de Nansouty expose des grands coquelicots « Il y a un an
je ne savais pas peindre alors je suis fière d’exposer »
sourit-elle. Damien quant lui s’intéresse à
l’aquarelle.
Motivé, il a perfectionné sa technique
grâce à des livres et aux conseil de Joëlle Glandy.
« Quand l’assistante social m’a proposé de
participer à l’atelier, ça m’a de suite intéressé.
C’est vraiment une bonne opportunité ». L’atelier
des Mains d’Or ne contente pas seulement de proposer des activités
des peintures. Il propose aussi, à des personnes plus ou moins
isolé de participer à des ateliers de d’informatique ou
de jardinage. 61 personnes en ont bénéficié en
2007.
Rêveries en couleurs : jusqu’au 5
juillet à la Bibliothèque Son-Tay, Entrée
Libre. Mardi, mercredi et vendredi de 10h à 12h et de 14h à
18h, Jeudi de 14h à 18h, Samedi de 10h à 17h.
Renseignements : 05 56 85 60 13.
Fête du quartier
Samedi, en fin de journée, les
éternels boulistes de la place Ferdinand Buisson sont
remplacés par des danseurs d’un soir. D’abord au son de la
chorale Festi’Sud, à l’heure de l’apéritif, puis au son
de la sono, plus tard dans la soirée, les habitants de Belcier
de se sont pas fait priés pour danser, et célébrer
la fête du quartier. Construite autour du thème de la
musique, elle avait débutée plutôt dans la
journée du côté de la Bibliothèque
Son-Tay. Elle s’est ensuite déplacée place Ferdinand
Buisson, où dans l’après-midi des ateliers de
Nouveau blog sur Belcier
Il semblerait que l’Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA) consacrera un blog au quartier Belcier/St Jean à partir de septembre prochain.
Comme cela a été le cas l’année dernière avec la création d’un blog sur la reconstruction du Cours Victor Hugo, l’année 2008-2009 devrait voir la naissance d’un nouveau blog sur Belcier. Ce blog sera mis à jour quotidiennement, avec des reportages radio, télé, et aussi des articles réalisés par les étudiants. Objectif, suivre le renouvellement et la transformation du quartier.
Pour le moment, rien n’est confirmé. La direction pédagogique devrait prendre sa décision durant le mois de juillet.
Pour jeter un coup d’œil à ce qui a déjà été réalisé sur le Cours Victor Hugo, rendez-vous sur : http://www.hugo-blog.com/
Le rebond de l ‘Aspom
Caché derrières les immeubles du boulevard Jean Jacques Bosc et loin des grands clubs de tennis bordelais, le club de l’Aspom (Association Sportive Paris Ouest Midi), fait son chemin. Créé dans les années 50 pour les cheminots qui vivaient autour de la gare, le club s’ouvre désormais vers de nouveau adhèrents. Il accueille sur ses quatres terrains des tournois corporatifs, et des matchs de la ligue de tennis de Guyenne.
Même si 80 % des adhèrents au clubs sont issus de la Sncf, l’école de tennis, elle, est composé en majorité de jeunes du quartier. Et pour la plupart, leurs parents ne travaillent pas à la Sncf.
Signe du renouveau
Il y a quelques semaines, le club de l’Aspom a présenté au tournoi des Raquettes FFT, organisé par la fédération française de tennis une équipe de filles. Ce compétition ouverte au joueurs non-classé a permis aux jeunes tennis women de réaliser leurs premiers matchs officiels. Stella raconte : « J’étais vraiment stressé, franchement impressionnant ! ». Et elle ajoute : « Mais vu que je suisune teigneuse, je me suis débrouillé ». Une première compétition qui augure surement bien d’autre. Puisque Stella a gagné deux matchs sur trois. Ces deux matchs gagnés remplissent joie les dirigeants et les éducateurs du club. Daniel Ducasse, fils de cheminot, a appris à jouer au tennis sur les courts de l’Aspom. Il est désormais éducateur au sein du club et vient tous les mercredis donner des cours. « Stella, Caroline et Céline sont au portes de la compétition, elles ont un niveau intéressant. » et il ajoute avec fierté : « L’année prochaine on va d’ailleurs créer une équipe de fille qui jouera en ligue ».
Ambiance familiale
« Ici, on joue pour se faire plaisir, c’est pas prise de tête » explique Céline qui passe son bac cette en juin. On vient a l’Aspom pour jouer entre amis. C’est d’ailleurs comme cela que Stella s’est mise au tennis. « Avant je faisais de la pelote basque. Un jour céline m’a dit de venir essayer. On m’a prété une raquette et après je me suis inscrite ». « Ici c’est un club de quartier », explique Daniel Ducasse. Seulement une centaine de personne fréquente régulièrement les terrains de l’Aspom. Cette proximité entre les dirigeants, les éducateurs, les adhèrents crée une ambiance familiale. On plaisante, on se charrie mais on est aussi à l’écoute. Par exemple quand l’on demande à Céline, Stella et Caroline si elle veulent des t-shirts aux couleurs du clubs, elles répondent de concert « oui ! ». , Puis elles se tournent vers leur président en leur demandant « C’est possible ? ». « Bien sur » répond-il . Et ni une ni deux elles revêtent déjà des t-shirt du club, puis les enlèvent aussitôt… « Dommage qu’il n’ai que des t-shirts pour homme ! » sourit céline en se dirigeant vers les courts pour s’entrainer.
Thomas Bartherote
Préparation de la fête de quartier
La réunion de mercredi a officialisé les animations qui seront mis en place par Phénix. Cette année, le thème choisi est la musique. Ce sera le fil conducteur de tout l’événement. Plusieurs temps forts sont déjà programmés. La journée débutera vers 11h à la bibliothèque Son-Tay et durera, « jusqu’au bout de la nuit ». Toute l’après midi, un atelier maquillages et un atelier décoration de vélo, le tout à base de « couleurs musicales ». Un point information pour les nouveaux habitants du quartier sera mis en place. Mais aussi de la pétanque intergénérationnelle, un atelier d’initiation au percussions, des dégustations de crèpes et une initiation à la boxe.
Côté exposition, l’association Parité dans le monde propose aux peintres et aux photographes amateurs du quartier un espace permettant de faire découvrir leurs oeuvres. Côté spectacles, les élèves de l’école maternelle Beck proposeront un spectacle de danse. La chorale Festi’Sud prendra ensuite le relais pour débuter la soirée. Ceux qui seront inspirés pourront à leur tour chanter lors d’un karaoké. Enfin, la journée se terminera par un grand repas, ou il sera possible soit d’amener sa nourriture pour la partager ou soit de diner sur place.
Plus de renseignements auprès de Nadine Ducos : 06 89 33 18 08 / 05 56 49 29 14 / nad.ducos@wanadoo.fr
« Je suis l’anti Bling-Bling »
En septembre dernier Claude Martin quittait son restaurant rue de Saïgon.
Le soleil d’avril frappe les murs de pierres blanche
du nouveaux lieu de vie de Claude Martin. De la musique classique sort de la maison autour de laquelle paît un lama blanc. Fini le petit studio de la rue de Saïgon et son rest
aurant. Désormais les couverts, la cuisinière en fonte de son enfance font partis du passé pour cette figure du quartier. C’est lui qui a définitivement fermé le restaurant des Tombeliers que certains appellait aussi le Saïgon. Une restaurant créé par sa grand mère en 1936 qu’il reprit en 1980. Un lieu où il est arrivé à l’âge de un an, pour le
quitter à 63 ans.
Cuisine Familiale
Les cheveux et la barbe brillants, assis sur à la grande table de sa cuisine il explique simplement : « On y faisait une cuisine familiale, girondine, plus particulièrement du bazadais ». Une cuisine bonne et pas chère avant tout destiné aux ouvriers du quartiers. Vjekoslav, un ami de Claude Martin, qui fréquentait le restaurant raconte « Les clients du restaurant soulevaient les couvercles pour voir ce qu’il y avait à manger ». Il poursuit en décrivant la mère de Claude Martin passant à côté des clients pour leur demander s’ils voulaient un peu plus manger. « C’était comme à la maison » conclut-il. Cette convivialité, cette simplicité, cette qualité, autant dans l’accueil que dans l’assiette attirait les fins gastronomes et des personnalités de la région.
Littérature et restauration
« Je suis l’anti « Bling-Bling », j’aime les choses concrètes. Aujourd’hui on brode autour de la cuisine mais moi j’en étais incapable ». lance Claude Martin. Autant dire que la fin du restaurant des Tombeliers était programmée, la fréquentation baissait en effet régulièrement. Notre homme est aujourd’hui bien loin de l’univers de la restauration, même si ses réflexes de cuisinier ne l’ont pas quittés quand il prépare à manger. Il se consacre désormais à faire vivre l’oeuvre de son ami, Michel Valprémy, récemment décédé. « Je pense qu’on est passé à côté de son l’oeuvre » explique Claude Martin. Pour lui la cuisine ne crée que des souvenirs face à l’immortalité de la littérature ou de la peinture. Mais les bons et simples moments n’est ce pas le plus important ?
Thomas Bartherote
Conseils pour tous
SANTÉ. –Un comité propose à tous les publics une information et des projets ayant trait à plusieurs domaines de la santé
| :Manuel Guimaraes |
|
|
Le Comité régional Aquitaine d’éducation pour la santé - Centre régional d’information et de prévention du sida (Craes-Crips), créé en 1946, coordonne les cinq comités d’éducation pour la santé de la région et a également une mission départementale en Gironde. L’État en est le financeur majoritaire. Les autres sont les collectivités locales et territoriales, et les organismes de protection sociale. Ce service de promotion et d’éducation pour la santé est installé depuis le mois d’août dernier quai de Paludate.
Le Craes-Crips a plusieurs missions : informer grâce un pôle multimédia, grâce à son service d’information ouvert à tous les publics, avec une compétence particulière dans le domaine VIH/sida. Il met également en ?uvre en Aquitaine des programmes nationaux sur la nutrition santé, le bien vieillir et autre actions prioritaires.
Concertation et coordination. Colette Laugier, la directrice, rappelle que le centre propose des formations initiales et continues en éducation pour la santé et fournit des conseils en méthodologie. « Nous contribuons à la concertation et à la coordination, ainsi qu’à l’animation et au soutien des comités départementaux d’éducation pour la santé », ajoute-t-elle.
« Nous voulons réduire les inégalités en matière de santé et d’insertion sociale »
Les parents, les enseignants, les étudiants, les professionnels de santé, les travailleurs sociaux, les associations d’usagers ou les groupes d’entraide sont les utilisateurs naturels des comités d’éducation pour la santé. Mais le Craes-Crips est également un service très utilisé par les institutionnels, les élus et décideurs, les universitaires et les chercheurs. Le service d’accueil et d’information s’adresse également aux adolescents et adultes.
Nombreux projets. Les projets et les actions liés à la santé sont nombreux : accidents de la vie courante, les addictions (alcool, tabac, drogue), l’alimentation, l’hygiène de vie, la prostitution, la santé mentale, la santé environnementale, la sécurité routière, la vie affective et sexuelle, etc.
« Nous privilégions l’approche positive et globale de la santé, en mettant l’accent sur la participation du public et en respectant la personne. Nous voulons réduire les inégalités en matière de santé et d’insertion sociale », souligne Colette Laugier.
Craes-Crips Aquitaine, 6, quai de Paludate, 33800 Bordeaux. Tél. 05 56 33 34 10. contact@craes-crips.com. www.educationsante-aquitaine.fr

