Le rebond de l ‘Aspom
Caché derrières les immeubles du boulevard Jean Jacques Bosc et loin des grands clubs de tennis bordelais, le club de l’Aspom (Association Sportive Paris Ouest Midi), fait son chemin. Créé dans les années 50 pour les cheminots qui vivaient autour de la gare, le club s’ouvre désormais vers de nouveau adhèrents. Il accueille sur ses quatres terrains des tournois corporatifs, et des matchs de la ligue de tennis de Guyenne.
Même si 80 % des adhèrents au clubs sont issus de la Sncf, l’école de tennis, elle, est composé en majorité de jeunes du quartier. Et pour la plupart, leurs parents ne travaillent pas à la Sncf.
Signe du renouveau
Il y a quelques semaines, le club de l’Aspom a présenté au tournoi des Raquettes FFT, organisé par la fédération française de tennis une équipe de filles. Ce compétition ouverte au joueurs non-classé a permis aux jeunes tennis women de réaliser leurs premiers matchs officiels. Stella raconte : « J’étais vraiment stressé, franchement impressionnant ! ». Et elle ajoute : « Mais vu que je suisune teigneuse, je me suis débrouillé ». Une première compétition qui augure surement bien d’autre. Puisque Stella a gagné deux matchs sur trois. Ces deux matchs gagnés remplissent joie les dirigeants et les éducateurs du club. Daniel Ducasse, fils de cheminot, a appris à jouer au tennis sur les courts de l’Aspom. Il est désormais éducateur au sein du club et vient tous les mercredis donner des cours. « Stella, Caroline et Céline sont au portes de la compétition, elles ont un niveau intéressant. » et il ajoute avec fierté : « L’année prochaine on va d’ailleurs créer une équipe de fille qui jouera en ligue ».
Ambiance familiale
« Ici, on joue pour se faire plaisir, c’est pas prise de tête » explique Céline qui passe son bac cette en juin. On vient a l’Aspom pour jouer entre amis. C’est d’ailleurs comme cela que Stella s’est mise au tennis. « Avant je faisais de la pelote basque. Un jour céline m’a dit de venir essayer. On m’a prété une raquette et après je me suis inscrite ». « Ici c’est un club de quartier », explique Daniel Ducasse. Seulement une centaine de personne fréquente régulièrement les terrains de l’Aspom. Cette proximité entre les dirigeants, les éducateurs, les adhèrents crée une ambiance familiale. On plaisante, on se charrie mais on est aussi à l’écoute. Par exemple quand l’on demande à Céline, Stella et Caroline si elle veulent des t-shirts aux couleurs du clubs, elles répondent de concert « oui ! ». , Puis elles se tournent vers leur président en leur demandant « C’est possible ? ». « Bien sur » répond-il . Et ni une ni deux elles revêtent déjà des t-shirt du club, puis les enlèvent aussitôt… « Dommage qu’il n’ai que des t-shirts pour homme ! » sourit céline en se dirigeant vers les courts pour s’entrainer.
Thomas Bartherote


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