David Couronneau, maraîcher Bio
du marché AMAP est un ancien directeur marketing d’une société
d’informatique
En voyant David Couronneau les bras
chargés de cageots dans son gros pull, on imagine mal que cet
homme est un ancien cadre en costard cravate. Depuis mai 2007, ce
maraîcher bio viens fournir en légumes de saison le
“marché” AMAP du quartier, une vingtaines de familles, tous les
15 jours en hiver et toutes les semaines dès l’été.
Il a mis en place ce marché en partenariat avec l’association
Phénix de Belcier. Les personnes qui souhaitent participer à
cette initiatives doivent cependant prendre un engagement. Le
dernier engagement signé avec les habitants va durer jusqu’en
octobre 2008. David Couronneau est donc organisé pour que
« les gens soient contents ». Son organisation
sans faille et sa motivation viennent d’un passé de directeur
Marketing
Reconversion

Notre néo-maraîcher ne
supportait pas de faire deux heures et demi de route tous les jours,
dans les bouchons, pour passer “10 heures par jour devant un
écran”. Une vie professionnelle qu’il trouvait stérile.
Il explique : “Ma reconversion est dût a une volonté
d’évoluer dans la vie.” Le passage de l’attaché-caisse
au le rateau, a donc était un long processus. D’abord, il a
bénéficié d’un terrain cultivable dans le Médoc
au lieu dit “Sieujan”. Sa première idée était
de faire de la culture maraîchère intensive. Puis il a
découvert les formations de producteurs bio. Pendant un an, il
a donc appris son nouveau travail auprès d’un autre maraîcher
bio qui fournit notamment le”marché” AMAP de Villenave d’Ornon.
1er année
Pour cette première année
de culture seul, David Couronneau

n’a pas pris de risque. “Je suis
parti sur ce que je savais faire” annonce-t-il. Choix qu’il
justifie par deux arguments : “Je voulais que les gens ait
confiance, qu’il soit content, et puis c’est mon premier hiver je
suis soucieux.” Il n’a pas par exemple planté de carottes,
“trop longue à cultiver”. Le “marché” AMAP de Belcier
a donc été fournit cet été en tomates et
autres poivrons. Pour l’hiver ce sera notamment des navets et des
radis que les clients de David Couronneau retrouveront dans leurs
assiettes. Un bilan pour l’instant positif sûrement car comme
le souligne le maraîcher le sourire en coin : “J’ai ça
dans le sang”. Son grand-père était lui aussi
maraîcher.
Thomas Bartherote